CAMP DE BASE PAYS DU MONT-BLANC
Fête de la Randonnée
Le camp de base, c’est d’abord la marche d’approche, pour y parvenir. Les longs moments d’effort et de sensations fortes où le corps peu à peu s’imprègne du milieu, de la nature qui l’entoure, de l’altitude, du silence. Le retour à soi, en ce qu’on a d’essentiel. Mais c’est aussi les rencontres au gré du chemin, des villages, des fermes, des travaux des champs, des autres marcheurs. C’est une montagne vivante.
Le camp de base, c’est ensuite le lieu, que l’on a choisi avec précaution et où l’on va s’installer. S’organiser, ensemble, en dérangeant au minimum l’harmonie naturelle, en se lovant en elle, en tenant compte des attentes et des contraintes de ses compagnons. C’est le lieu de la halte, du repos, mais aussi de l’échange et de la réflexion. C’est une montagne collective
Car le camp de base, bien sûr, c’est enfin le lieu d’où l’on va repartir pour aller encore plus loin, plus haut, c’est au camp de base que l’on va réfléchir ensemble à la suite de l’expédition, où l’on va examiner, osculter, imaginer même parfois les voies pour parvenir au sommet. Et c’est évidemment l’endroit où l’on reviendra, une fois l’expédition achevée, pour se reposer, refaire ses forces, faire le point, avant de repartir à nouveau ailleurs…C’est une montagne imaginative, créative et sans cesse tournée vers l’avenir.
Guy CHAUMEREUIL, Directeur de la Grande Traversée des Alpes